Suite à la découverte d’un cadavre en décomposition trop avancée pour prendre ses empreintes, un policier sud-coréen et une scientifique française s’associent pour enquêter.
|맑은시네마#I MereCinema – Trailer
Mes remarques, avec spoilers
Un film coréen ?
Vous allez peut-être dire que j’abuse de ranger Vanishing dans les films coréens, avec une réalisation du très français Denis Dercourt, et des Français à la musique, au montage, à la photographie… Mais c’est aussi entièrement tourné en Corée avec une équipe coréenne et des acteurs coréens, sauf la jolie Olga Kurylenko. Ainsi nous avons là un film franco-coréen. Donc voilà, je me permets.
|Kobis
D’après le roman
C’est Denis Dercourt qui s’est attelé, outre la réalisation, à l’écriture du scénario, d’après le roman Les Disparues de Shanghai de Peter May. Le film a été entièrement tourné à Séoul et Incheon en pleine période Covid, avec un quarantaine de 14 jours obligatoire. Denis Dercourt a été influencé par Memories of a murder et Burning. Il ne voulait pas que son film soit un cliché venu d’Europe, c’est pourquoi il a laissé beaucoup de liberté aux acteurs. L’actrice Ye Ji-won (Im-soo) a rencontré Denis Dercourt deux ans avant le tournage. Pendant tout ce temps intermédiaire, elle a travaillé son français, ce qui lui a permis de dire tout son texte elle-même, sans passer par une voix de doublage, et de façon très compréhensible.
|Kobis
Organes et dissection
Le film lui-même nous parle de trafic d’organes. Les prises de vue sur les actes chirurgicaux sont un peu gores pour les non initiés et tous ceux qui n’ont pas les mêmes goûts qu’Olga Kurylenko. J’avoue avoir au moins 2/3 fois détourné le regard de l’écran. En plus, le grattage sous les ongles, je ne vais pas vous faire un dessin, il vaut mieux voir par vous-même.
|Kobis
Un thriller réussi
Le film nous même sur une enquête sur des meurtres et du trafic d’organes. L’histoire est bien menée, la réalisation efficaces, les acteurs nickels.
Un film réussi !
Fun fact : Denis Dercourt a engagé Yoo Yeon-seok pour ses qualités d’acteur, il n’avait absolument aucune idée de la célébrité de celui-ci. Ce n’est qu’au cours du tournage, face aux remarques autour de lui qu’il a compris !
Acteurs
Yoo Yeon-seok : Park Jin-ho Olga Kurylenko : Alice Launey Ye Ji-won : Im-sook Choi Moo-sung: le transporteur Lee Seung-joon : le mari de Im-soo
Pour sauver la succursale de son entreprise menacée de fermeture, une jeune femme déterminer part à l’assaut d’un brasseur de bière pour lui faire signer un contrat. Mais il n’y a pas que le houblon qui va fermenter entre eux.
Viu Philippines – Trailer
Mes remarques, avec spoilers
L’humour est un peu lourd au début, ensuite ça se calme.
C’est mignon, familial, bienveillant, romantique … et puis Lee Jong-won.
|ENA
La rentre-dedans et le sensible
Kim Se-jeong (Chae Young-ju) joue une jeune femme garçon manqué, qui adore jouer à la guerre, tirer avec des armes et battre tout le monde au bras de fer. Elle est sportive, débrouillarde, honnête en amitié comme en amour, travailleuse… n’en jetez plus ! Ah si, en plus elle est jolie. L’histoire ne dit pas si elle sait cuisiner pour être parfaite. C’est le genre qui rote, qui pète et qui t’envoie valser d’une bourrade sur l’épaule. En l’état elle a toutes les qualités pour plaire au père de Lee Jong-won, qui n’a pas le fils qu’il désirerait.
Lee Jong-won (Yoon Min-ju ) c’est un jeune homme presque précieux, en tous cas très sensible. Il ressent tellement les sentiments des autres qu’il les prend pour lui.
Les deux n’ont pas une alchimie de fou, mais ils sont sympas et on aime bien leur romance. Et puis Lee Jong-won.
|ENA
Le couple secondaire
J’adore Baek Sung-chul (Once Upon a Small Town) et ses pupilles qui mangent ses yeux. Dans le drama, il est Oh Chan-hwi, un garçon peu mystérieux. Il cache ses blessures derrière ses grands sourires. Il craque complètement pour Bang A-reum.
Au début je ne l’aimais pas trop cette fille très froide et je ne comprenais pas bien Oh Chan-hwi, à part qu’il la trouvait jolie. Mais ça ne fait pas tout dans un couple, non ? Qui a envie de se traîner avec un conjoint super beau mais odieux à la maison ?
Bref, finalement elle est sympa. Je valide ce choix ! C’est un couple tout choupinou et on milite pour eux !
|ENA
Les amuseurs de galerie
Les gens du village sont là pour être sympathiques, et ils y réussissent fort bien. On a les deux vieilles, le couple dépareillé et le chef de village, qui tous dans leur style unique mettent de la bonne humeur dans la série.
Les vieilles m’énervaient aussi au début, à trop à foutre leur nez partout, mais finalement on s’y attache.
|ENA
Vous prendrez bien une petite bière ?
Qu’on aime ou non la bière, Brewing love nous plonge jusqu’au cou dans le houblon et nous apprend en passant deux trois trucs sur la fabrication et la fermentation. C’est un décor à la fois novateur et séduisant (évidemment présenté en mode carte postale acidulée).
Le monde de l’entreprise déroule ses petits combats internes, ses jalousies et sous coups-bas. On a droit au traître qui fout sa m**. Mais pas d’inquiétude, vous l’aurez compris, tout finit bien.
Et puis Lee Jong-won.
Acteurs
Kim Se-jeong : Chae Young-ju Lee Jong-won : Yoon Min-ju Shin Do-hyun : Bang A-reum Baek Sung-chul : Oh Chan-hwi Ha Min-hyuk : Sim Ra-oh
Une femme s’engage dans de fausses relations arrangées sous forme de mariages d’un an.
Son dernier mari vient comme attendu de décéder. Son nouveau est un gars un peu accro aux médocs et surtout complètement sous l’emprise de son ex-femme.
Netflix Asia – Official teaser
Mes remarques, avec spoilers
Un lent jeu psychologique
C’est indiqué thriller et on nous distille au compte-goutte l’histoire d’un mort et les interrogatoires de la police, mais le suspense sur l’assassin n’est pas fou fou. Pour seul bagage est largement plus un thriller psychologique, avec un quatuor qui joue à poker face. C’est surtout très lent. Si vous êtes adepte d’action, ce n’est pas pour vous.
|Netflix
Des héros marqués par leurs fêlures
Le compositeur Han Jeong-won est traumatisé par son enfance, son père violent et la mort de sa mère. Il s’est placé sous l’emprise d’une personnalité dominatrice maniaque du contrôle. Son ex-épouse est une vraie tarée manipulatrice et perverse. Et ne m’énervez pas à lui chercher des excuses, du genre elle a été malheureuse d’être enceinte. C’est déjà arrivé à un tas de femmes, sans pour autant qu’elles deviennent des ordures. D’autant plus que son comportement ne date pas de ce moment-là, on se rappelle le moment de la remise des diplômes. Lee Seo-yeon est une méchante assumée, qui comme elle le dit a toujours eu tout ce qu’elle convoitait. Par contre j’aime bien son nouveau mari, hormis que je ne vois aucune raison pour lui de tomber amoureux d’elle. Il ne doit pas tourner rond non plus. Mais l’acteur Jo Yi-Gunse se démarque bien.
|IMBC
De la belle qualité
Les acteurs principaux Gong Yoo et Seo Hyun-jin sont épatants de justesse. Leur expérience en tant qu’acteurs saute aux yeux, et ils arrivent à faire passer plein de choses sans en faire des tonnes.
The trunk a fait un gros travail sur l’esthétique et les ambiances. Le réalisateur aime visiblement bien les plans verticaux par drone. Les couleurs, les tons, tout est très réfléchi, comme les décors. La chambre à coucher en vagues, le salon minimaliste, et le lustre qui devient plus qu’un élément de décor, tout cela relève clairement d’une conscience esthétique poussée.
Pourquoi je suis mitigée
Bon je l’ai dit, c’est lent. Le truc qui m’a vraiment gavé, c’est quelque chose que les Coréens adorent, le « ils s’étaient déjà rencontrés avant », sous-entendu ils sont liés par le destin. Et alors quoi, si on ne s’est jamais rencontré avant avec quelqu’un, on ne peut pas avoir de destin commun ? Je n’ai pas trop aimé la fin, pour la même raison. Les Coréens ont besoin de laisser passer du temps pour prouver que leur amour est solide, moi je suis du genre « Allez hop hop on fonce ! » Et puis la méchante n’est pas punie, donc ce n’est pas moral.
Acteurs
Seo Hyun-jin : Noh In-ji Gong Yoo : Han Jeong-won Jung Yun-ha : l’ex-femme Lee Seo-yeon Jo Yi-gun: Yoon Ji-O
Scénario: Park Eun-young d’après le roman de Kim Ryeo-ryeong Réalisation: Kim Kyu-tae
Dans la province de Yanbian, Gu-nam est un homme endetté suite à l’achat d’un faux visa pour sa femme partie gagner de l’argent en Corée du Sud. Non seulement elle ne donne plus de nouvelles et n’envoie par d’argent, mais en plus lui est poursuivi par les prêteurs. Il a beau travailler du matin au soir, il ne pourra jamais rembourser. Myun lui propose alors un accord : s’il tue une personne qu’il lui désigne et lui rapporte son pouce, il annule sa dette.
KoreanFilmBiz KoBiz – The Yellow Sea
Mes remarques, avec spoilers, sur The Murderer
Le contexte pour comprendre : Yanbian
On aime bien découvrir des endroits et des situations. La question de Yanbian est totalement inconnue par chez nous, du coup on découvre. Coincée entre la Corée du Nord et la Chine, il y a Yanbian. Si vous ne comprenez rien à la situation politique de Yanbian, c’est normal. Pour faire court, bien que située en Chine, elle a le statut de préfecture autonome coréenne. Il y a aussi une deuxième préfecture autonome coréenne en Chine, appelée Changbai. Il n’est pas rare que les dramas et films coréens utilisent Yanbian, au vu de son statut particulier, pour ajouter une problématique et une note exotique à leur scénario.
|KMDB
Un héros englué dans la misère
Gu-nam en est arrivé à être une sorte de déchet qui vit dans un porcherie. Il a fait un croix sur sa vie ; il est juste occupé à survivre, mais sans grande conviction, plutôt par habitude. Sa famille n’existe plus. Sa femme est un souvenir amer et sa fille, il l’a reléguée à la bonne garde de sa mère. Si ce héros est assez apathique avec les événements et prend les choses comme elles viennent, en bien ou en mal, il est par contre c’est quelqu’un de résistant et il surtout terriblement obstiné.
|Showbox
Ça saigne
C’est un gars un peu borné et déterminé qui se retrouve en Corée du Sud avec un contrat à exécuter. On lui a confié une mission, il va la mener à bout. On l’a mené en bateau, il va remonter le pelote et découvrir qui l’a arnaqué. Du coup, même si ce n’est pas son intention, toute cette histoire va devenir assez sanglante. D’un côté on a Gu-nam qui ne lâche pas tant qu’il ne l’a pas décidé, et de l’autre on a le donneur d’ordre Myun qui est un vrai fêlé avec une hache. Au milieu, Kim Tae-won, une sorte de politicien qui n’a de propre que son costume.
The murderer est un thriller efficace.
Aussi appelé The yellow sea, The murderer est le film de Ha Jung-woo qui a suivi le succès de The chaser. Il a été présenté au Festival de Cannes de 2011 dans la section Un certain regard.
|KMDB
Acteurs
Gu-nam: Ha Jung-woo Myun: Kim Yoon-seok Kim Tae-won: Jo Seong-ha le professeur Kim Seung-hyun: Kwak Byoung-kyu Choi: Lee Chul-min la femme de Kim Seung-hyun: Lim Ye-won la femme de Gu-nam: Tak Sung-eun
« Auteur d’origine coréenne, Jung a été adopté à l’âge de 5 ans par une famille belge. Il nous confie son arrivée en Europe, son adaptation, les affres de l’adolescence, et l’étrange lien à la Corée « qui l’avait rejeté ».
La série est une introspection chargée d’émotions que mène l’auteur sur son histoire. Il lève le voile sur l’adoption du point de vue, chose rare, de l’enfant adopté. Il contribue à libérer la parole des enfants, des familles d’adoption, parfois des parents biologiques. C’est à une exploration fine de la notion de « famille », que Jung nous invite. »
« Jun Jung-sik errait dans les rues de Séoul quand un policier l’a pris par la main pour l’emmener au Holt, un orphelinat américain. Il avait alors 5 ans. Quelques photos, un rapport d’orphelinat… Ses souvenirs tiennent à un fil. Mais les questions le taraudent.
2007 : Jung décide de remuer les souvenirs ou les fantasmes de sa vie, en tout cas d’en finir avec une certaine période teintée de l’incertitude qui ronge. Il se raconte dans ce récit terriblement intime : sa survie en Corée, sa nouvelle famille belge. Une adoption pas toujours très réussie, contrairement à d’autres gamins. Mais cette histoire est la sienne : il a grandi avec, s’est construit avec, jours après jours, vaille que vaille. Les fous rires, les drames, le quotidien, les bêtises de gosses et les questions sans réponses… Sans aucune réponse ? »
Couleur de peau : miel, une introspection à fleur de peau
Le roman graphique de Jung ne relate pas seulement une histoire, mais son histoire. Il retrace des moments forts de sa biographie, liés à son adoption en Corée du sud.
Avec le trait de Jung, on entre dans son intimité, sans fards ni tabous, dans sa psyché.
Le cheminement intérieur qu’il emprunte raconte l’acceptation de soi et le pardon. C’est un texte universel qui nous parle de ceux qui ont fait la paix avec eux-mêmes, de ceux qui ne l’ont pas fait, et de ceux qui se cherchent.
|JUNG / QUADRANTS
Au travers de son roman graphique, Jung éclaire un pan d’histoire contemporaine méconnu en Europe : les adoptions massives d’enfants sud-coréens qui ont au lieu dans la deuxième moitié du 20e siècle. Ce ne sont pas moins de 200 000 jeunes coréens qui, déracinés, sont allés grandir ailleurs. D’ailleurs, les racines, Jung ne se prive pas de les dessiner.
Couleur de peau : Miel est une lecture poignante, qui interroge aussi sur la parentalité et sur les raisons d’adopter. Elle met en avant l’amour porté à son enfant, et sa façon de l’exprimer, ou non. Car chacun est fait d’imperfections.
Détails
Couleur de peau : Miel existe en 4 volumes ou en intégrale de 2 volumes. Scénario et illustrations : Jung Éditions : Soleil Collection : Quadrants
Le film
Couleur de peau : Miel existe aussi en film.
Réalisation : Jung, Laurent Boileau
|CineartBE – Couleur de peau: miel trailer
En novembre 2024, le réseau des médiathèques de Provence Alpes Agglomération et le Cinématographe de Château-Arnoux ont organisé une projection du film sous forme de ciné-rencontre.
Honnêtement, je n’étais pas tentée. J’avais lu la BD, je ne savais pas trop que penser de cette œuvre animée et je n’ai pas trouvé d’accroche avec l’affiche. Sans la présence de l’auteur pour cette soirée, j’aurais certainement passé mon tour.
Ah si vous saviez tous les efforts que j’ai dû faire pour ne pas fondre en larmes plusieurs fois durant la diffusion ! Couleur de peau : Miel prend aux tripes. Pendant la diffusion, on est avec cet enfant. On se sent souffrir avec lui. On a envie de le serrer dans ses bras et de lui dire 괜찮아 gwenchana ça va aller mon gars.
Même si j’y étais préparée puisque je connaissais l’histoire, ça m’a profondément émue.
Le film mélange les images animées, les prises de vues réelles et les images de films de famille.
Le gros de l’histoire est en animé.
Pour le reste, on voit les enfants tels que filmés à l’époque avec la caméra familiale. Le film de famille s’est transformé en fragment de l’Histoire.
En temps réel, on a aussi le Jung adulte qui revinent pour la première fois en Corée, en quête de lui-même. Il accède à son bien maigre dossier d’adoption. On le voit au palais Gyeongbokgung de Séoul, dessiner le célèbre Hyangwonjeong Pavilion. Tantôt il est dans un bus, tantôt il arpente un marché. Il donne l’impression d’être dans la confusion, un peu comme quelqu’un qui ne sait pas ce qu’il fait là. J’aurais aimé plus de ces traces de retour.
Après la séance, Jung s’est exprimé face au public, d’abord dans une large introduction, puis en répondant aux questions de la salle.
La soirée ses terminée avec deux chants interprétés par sa femme Laetitia. Elle aussi coréenne adoptée, ensemble ils préparent un film « Tout ce qui nous relie », pour lequel ils sont sont passés par un financement participatif Ulule
Jung se prononce « Young » car c’est ainsi que ses parents l’appellent.
Même quand une adoption se passe très bien, l’adopté doit accepter ses origines et trouver sa place.
Avec le recul, Jung peut dire qu’il a eu une enfance extrêmement heureuse. La vie lui a offert une nouvelle famille, d’ailleurs il est encore très proche de deux de ses sœurs.
Ce qui lui a donné envie de dessiner ? C’est le manque. Le dessin était une thérapie.
Dans ses BD il aborde ces questions universelle de la vie : comment on se construit, comment on s’accepte. Dans n’importe quelle histoire il faut qu’il y ait des sentiments, des émotions mais aussi de l’humour.
|Jung – Château-Arnoux, novembre 2024
Pour le film, il ne voulait pas faire une adaptation littérale de la bd . On l’y voit car il était important d’ajouter la dimension contemporaine. Il était aussi intéressant de passer d’un genre à l’autre. Le budget a été de 3 millions d’euros.
Couleur de peau : miel a été présenté aux Nations unies à New York. Même s’il n’a pas très bien marché au départ, il connaît maintenant un beau parcours sur la durée. Dans le cadre du dispositif « Collège au cinéma », c’est un vrai bonheur pour Jung d’échanger avec les élèves.
|annecyfestival – Interview : Laurent Boileau (réalisateur de Couleur de Peau : Miel)
Une femme met tout en œuvre pour que sa pire ennemie épouse son mari.
Prime video Philippines – Trailer
Mes remarques, avec spoilers
J’y vais, j’y vais pas ?
Le titre est génial. Il interpelle, il fait qu’on s’interroge et s’intéresse au drama. Pour le trailer par contre, le côté « jeune femme en phase terminale » ne m’inspirait pas du tout. Donc au début, c’est un drama que je ne voulais surtout pas regarder ; j’avais peur de larmoyer tout du long.
|Prime Video Thailand
Finalement, c’est sympa ?
Passé mes frayeurs initiales, j’ai bien accroché. On nous parle de deuxième chance et d’une personne qui fait mieux que le 1ère fois si elle a la possibilité de recommencer. La question à dix sous qu’on peut tous se poser en regardant le drama : et moi, si j’avais la possibilité de revenir en arrière, qu’est-ce que je changerais ? Qu’est-ce que je ferais différemment ?
|TvN
Une héroïne imparfaite
Le hic c’est que Kang Ji-won n’est pas tout à fait ma tasse de thé. Ce que je reproche à cette héroïne, c’est son côté invraisemblable. Une personne aussi soumise et introvertie qu’elle l’a été ne peut pas du jour au lendemain s’affirmer à ce point. On a beau le vouloir, ce n’est pas aussi simple ; le désir de changer n’implique pas forcément qu’on y arrive, du moins à 100 %. Chassez le naturel… Sur la question de la vengeance, je n’accrochais pas vraiment non plus. Ce n’est pas mon truc.
|Prime video Thailand
Faut-il être deux pour rompre ?
Ce qui m’a vraiment agacée c’est que l’héroïne Kang Ji-won quitte le gentil Yoo Ji-hyuk parce qu’il avait été fiancé. On est bien d’accord qu’elle a compris qu’ils ont rompu? Mais bon, la demoiselle fait la fine bouche en disant qu’il faut être deux pour prendre ce genre de décision (ce qui a été le cas ceci dit en passant). Et direct après lui avoir dit ça, elle le quitte de manière unilatérale, faisant donc l’exact inverse de ce qu’elle professe. J’ai vraiment horreur des gens qui se comportent ainsi.
Pour en revenir au fait d’être d’accord à deux pour rompre, je ne suis pas du tout OK là-dessus. (Mais prenez en compte le fait que c’est un point de vue européen que j’expose). Pour moi, c’est malheureux pour celui qui n’a rien vu venir, mais si quelqu’un n’est plus bien dans son couple, il doit pouvoir s’en aller. Sinon quoi, les personnes maltraitées, battues, n’ont pas le droit de quitter leur oppresseur s’il n’est pas d’accord ? C’est quoi cette réflexion à deux balles ?!! Bref, la daronne Kang Ji-won m’a grave énervée.
|Studio Dragon
Les couples
Le côté romance m’a également échappé, je n’ai pas senti les étincelles. Et Na In-woo qui traîne un air de chien battu, ça m’a aussi gavé. Faut prendre le taureau par les cornes, nom d’une pipe en bois ! Le gentil cuisiner Baek Eun-ho m’a fait de la peine, il aurait bien été avec Kang Ji-won. La méchante est horrible, on a envie de lui dévisser la tête. Par contre le mari Park Min-hwa tout infect soit-il dans son comportement, l’acteur Lee Yi-kyung lui fait gagner un énorme bonus sympathie et élève le personnage.
Du coup, Marry my husband est pour moi un drama qui se laisse regarder, mais qui malgré des côtés prometteurs, passe un peu à côté du résultat.
Acteurs
Park Min-young : Kang Ji-won Na In-woo : Yoo Ji-hyuk Lee Yi-kyung : Park Min-hwan Song Ha-yoon : Jeong Su-min Lee Gi-kwang : Baek Eun-ho
Scénario: Shin Yoo-dam Réalisation: Park Won-guk, Han Jin-seon
J’ai regardé Marry my husband en 2024 sur Prime Video. Le drama est adapté du webtoon éponyme de Sung So-jak. Il est disponible en France chez Michel Lafon, collection Sikku
Des humains, inconscients de la chose, servent de prison à des extra-terrestres. Mais parfois ceux-ci reprennent conscience et s’évadent. Une unité sur Terre se charge de les surveiller et de les ramener.
CJ ENM Movie – [외계+인] 1부 메인 예고편
Mes remarques, avec spoilers
La première fois que j’ai regardé Alienoid, c’était en avion au retour de Séoul. J’ai abandonné au bout d’une trentaine de minutes. Je n’ai pas compris cette histoire qui partait dans tous les sens entre passé et éléments futuristes, avec Kim Woo-bin qui se dédouble et Ryu Jun-yeol qui bondit dans tous les sens en habit bleu. C’était trop bizarre pour moi.
Entre temps d’une part mon mari m’a parlé d’une critique qu’il avait vue sur Youtube et l’avait rendu curieux, d’autre part le 2 est sorti au cinéma en France, et pour finir le film est arrivé sur Prime vidéo.
Du coup j’ai retenté l’aventure, à deux cette fois-ci, puisque mon mari a regardé avec moi.
Eh ben c’est pas mal du tout !
|CJENM
Robots, métamorphes, sabres et pistolets
Avec Alienoid, on en prend plein les yeux. Attention, il faut aimer les trucs futuristes avec des robots et des combats qui détruisent des villes ! Les effets spéciaux sont vraiment bien faits. Les extra-terrestres changent de corps et Kim Woo-bin se transforme en robot ou en voiture (ou c’est la voiture qui se transforme en Kim Woo-bin, comme vous voulez). Les scènes de combat et les cascades sont aussi très bien orchestrés.
|CJENM
CJ ENM Movie – [외계+인] 1부 CG Before & After 신세계 영상
Une histoire hors du commun
C’est marrant comme idée ces prisonniers dans des corps humains. Le scénario est bien ficelé ; tout ce qui est loufoque au début fait sens et se met en place par la suite. On comprend les aller-retour dans le temps et la place de chaque personnage. L’univers est réfléchi en détails. On aime beaucoup les 2 Kim Woo-bin et leur relation à la petite fille. Une touche d’humour émaille tout le long du film.
|CJENM
Et à la fin… ben il faut impérativement regarder le 2 ! Les deux parties ont été tournées en simultané, mais diffusées au cinéma à 2 ans d’intervalle.
|CJENM
Acteurs
Kim Woo-bin : le guarde Choi Yoo-ri : Yi-an jeune Ryu Jun-yeol : l’initié Mureuk So Ji-sub : le policier Moon Do-seok Kim Tae-ri : Yi-an adulte Lee Hanee : Min Gae-in
Un groupe de 8 personnes qui ne se connaissent pas sont enfermées ensemble dans une sorte d’immeuble de 8 étages. Elles sont soumises à un jeu dont elles ne maîtrisent pas les règles, avec un gros paquet d’argent à la clé.
Netflix – Trailer
Avis express sur The 8 show
Malaise
Je ressens un certain partage quant à mon appréciation de The 8 Show, un sentiment que j’ai également éprouvé en son temps à l’égard de Squid Game1. Ce programme suscite en moi une hésitation, entre curiosité fébrile et un peu malsaine face à la question « Que va-t-il se passer ensuite ? », de l’ennui face à la forme de lenteur narrative de l’oeuvre, et une aversion grandissante envers le voyeurisme inhérent à la violence qu’il dépeint.
|Netflix
Brutalités morales
En toute franchise, j’ai décidé d’abandonner au milieu de l’épisode 6, ayant atteint ma limite en matière de violence. Il semble, de surcroît, que l’intensité de cette violence ne fasse qu’augmenter par la suite. Les manifestations de brutalité dans la série ne sont pas uniquement physiques, mais s’étendent également à un niveau moral, s’insinuant insidieusement et pourrissent l’ensemble de la situation.
D’une certaine manière, c’est malsain de regarder toute cette violence humaine et de s’en délecter ou d’en éprouver de la fascination. Je comprends qu’on puisse le faire, d’autant plus que cela reste une fiction, avec des acteurs qui ne subissent aucune blessure physique.
Pour ma part, je me sens trop Bisounours pour apprécier ce genre d’exploration du côté bestial et immoral de la nature humaine. Étant donné que j’aime m’immerger dans des dramas pour en retirer du plaisir, The 8 Show ne correspond pas à mes attentes, bien qu’il trouve sans aucun doute son public.
|Netflix
Le casting
The 8 show, c’est un ovni un peu barré, avec des gens qui montent et descendent des étages, dans un jeu non maîtrisé.
Certains rôles se démarquent par leur efficacité, mais chacun joue parfaitement son rôle, de dingue à psychopathe, via manipulateur.
Quant à l’actrice qui incarne le personnage du 8e étage, je suis reconnaissante d’avoir d’abord visionné et adoré The Atypical Family, sans quoi je crois que je l’aurais haïe. Qu’est-ce qu’elle est nocive! Elle est véritablement toxique, davantage encore que le gangster du 7e étage !
Pour les spectateurs ayant apprécié la série, la conclusion a peut-être laissé à désirer, mais ils semblent capables de faire abstraction de cette faiblesse. Ma collègue de boulot, qui a été jusqu’au bout, partage le sentiment assez général que la fin est en-dessous de ce qui pourrait être attendu.
Acteurs
Chun Woo-hee : Song Se-ra, 8e étage Park Jeong-min : Yoo Phillip, 7e étage Park Hae-joon : 6e étage Moon Jeong-hee : 5e étage Lee Yul-eum : Kim Yang, 4e étage Ryu Jun-yeol : Bae Jin-su, 3e étage Lee Zoo-young : 2e étage Bae Seong-woo : 1er étage
C’est l’histoire plutôt amère de quelqu’un qui cherche l’amour. Il se trouve que ce quelqu’un est un homme qui aime les hommes. Il se trouve aussi qu’il a un secret qui pèse sur sa vie. Et en plus ce n’est pas un gars facile à vivre. Bref, ce n’est pas gagné pour Go Young.
|IMBC
On adore : les personnages
En tête, la bonne copine. Elle est sympa, rigolote, toujours là pour Go Young… Jusqu’à ce que la vie. Les mecs qui passent dans le lit de Go Young, on les aime tous, chacun a son charme malgré ses défauts. La bande de potes, ce sont les fidèles, jusqu’au bout. Sauf que Go Young ne prend pas le risque de leur dire son secret. Love in the big city, dépeint une galerie de personnages attachants ou repoussants, réalistes, archétypiques sans excès.
|Naver MBC
Le rejet
Le rejet d’une partie de la population des personnes homosexuelles est assez répandu de par le monde, mais à divers degrés. Vivre caché est souvent une option retenue, surtout dans un société où il faut avoir un test HIV négatif pour être embauché. La mère mourante est parfaitement symbolique des violences émotionnelles que peuvent subir les homosexuels dans leur famille. Elle y ajoute des violences physiques. Pourtant en fils dévoué, Go Young fait tout ce qu’il peut pour l’entourer et la protéger pour son dernier périple. Cette mère est un personnage qui laisse une lueur d’espoir. Sans parler d’acception, elle va vers une sorte de lâcher-prise. Le père est par contre une sangsue. On ne sait pas trop pourquoi Go Young accepte son p** de matelas.
|Soompi
Le photographe introverti
Le gentil gars triste des deux premiers épisodes attire de la sympathie. C’est le genre introverti qui se tourne vers Go Young comme vers un soleil. Mais le roi-soleil est un peu hautain et n’arrive pas à comprendre ce type qui l’adule. Malgré tous les efforts de Kim Nam-kyu pour se conformer à celui qu’il aime, Go Young le traite avec cruauté. Quand il rompt avec lui, les seuls regrets qu’il peut avoir par la suite c’est parce qu’il sait que ce gars est très gentil. Mais de son côté, il n’y a pas de sentiments, et il ne peut pas les forcer.
|IMBC
L’intello philosophe
Le chercheur scribouillard de thèse des épisodes 3 et 4 reste pour moi le plus touchant. C’est un amour profond et destructeur qui le lie à Go Young. La force de leur relation est aussi intense que leur rupture. Jusqu’au bout, Na Hyun-woo ne s’assume pas. Il n’a pas le courage d’être qui il est. Pire, il prétend complètement l’inverse. Il est peut-être ce qui existe de pire. Il s’arrache autant le coeur que ce qu’il brise celui de Go Young
Le gentil infirmier
Est peut-être celui qui a le plus touché le public. Un gars simple, profondément gentil, auquel Go Young donne toute sa confiance et son secret. Pourtant le héros en quête peut-être d’une perfection chimérique ne sait pas reconnaître la valeur de sa relation à Gyu-ho. Il se chagrine des petits riens qui minent le quotidien de tout un chacun, et finit par poignarder le coeur du gentil gars.
|Allure – 2024
Love in the Big City dépeint de manière réaliste et convaincante une jeunesse qui lutte pour trouver son chemin et le bonheur. La série est adaptée du roman éponyme de Sang Young Park qui en a aussi rédigé le scénario. Le réalisateur a changé tous les 2 épisodes.
Acteurs
Nam Yoon-su : Go Young Lee Soo-kyung : Choi Mi-ae Oh Hyun-kyung : Yeom Eun-su, la mère de Go Young Kwon Hyuk : Kim Nam-kyu, le photographe Na Hyun-woo : No Yeong-su, le philosophe Jin Ho-eun : Sim Gyu-ho, l’infirmier Kim Won-joong : William Habibi Do Yu : Park Ji-tae Lee Hyun-so : Han Ho-min
Scénario: Park Sang-young Réalisation: Hur Jin-ho Hong Ji-young Son Tae-gyum Kim Se-in
|Soompi
J’ai regardé Love in the big city en 2024 sur Viki.
Kang Hee-soo est une fille de bonne famille qui s’habille en homme et se fait appeler Kang Mong-woo lorsqu’elle joue au jeu de plateau appelé baduk (Jeu de go). C’est sous ce déguisement qu’elle fait la connaissance de Yi In, avec lequel elle se lie d’amitié. Mais lorsque celui-ci devient roi, il l’abandonne à la mort. Miraculée, elle jure de revenir se venger.
Avis express sur Captivating the king
Moi aussi je suis fascinée par ce drama.
Bon, les 20 toutes premières minutes, on ne va pas ce mentir, j’ai trouvé ça ennuyeux et je n’ai pas tout compris à qui déteste qui et pourquoi. En bref, les Ming, les Qing et qui sais-je d’autre se battent pour des territoires, rien de nouveau sous le soleil des palais. Et honnêtement, on s’en fiche un peu du pourquoi. Le résultat et élément déclencheur de l’intrigue, c’est juste un énième roi qui va se faire trucider. Mais dès que Shin Se-kyung est arrivée dans le paysage, le drama a commencé à me passionner. Et puis à la fin du 2e épisode, bing, tournant tragique! Gros retournement de situation!
|Studio Dragon
Beaucoup de personnages
Il y en a qu’on a du mal à aimer, d’autres qu’on a du mal à détester. Par exemple je n’arrive pas à ne pas aimer le prétendant de Kang Hee-soo. Au départ je n’ai pas très bien saisi ce qu’elle lui reprochait. Ensuite elle aurait dû lui en vouloir à mort, mais elle fait alliance avec lui, ce qui m’échappe. J’ai bien aimé la gentille reine à la santé fragile. Son interprétation était vraiment bien faite. Et le gentil père aimant de la gentille reine était touchant aussi.
|TvN
Jeu de go et intrigues de cour
Que ce soit autour du plateau de jeu ou avec une langue acérée, tout est prétexte à manipuler et intriguer. Parfois je craignais que cela ne tourne en eau de boudin, à tel point je n’étais pas certaine de vouloir continuer à regarder. Mais dès que je m’y remettais, j’étais comme fascinée devant mon écran, que je n’arrivais plus à quitter avant la fin de l’épisode.
L’intrigante et le roi (Captivating the king) est une belle histoire d’amour et de vengeance, mais surtout d’amour. Aucun personnage n’est parfait, mais chacun trouve son chemin. Ils s’aiment, se détestent, mais l’amour qu’ils se portent est profond.
|TvN
Acteurs
Jo Jung-suk : Yi In / Grand Prince Jinhan Shin Se-kyung : Kang Hee-soo / Kang Mong-woo Lee Shin-young : Kim Myung-ha
Réalisation : Cho Nam-guk Scénario : Kim Seon-deok
Go Eun-ha est une gentille youtubeuse qui crée des contenus pour enfants. Des malentendus créent une situation compliquée entre elle et le PDG de l’entreprise Thirsty deers, qui n’embauche que d’anciens détenus.
Viu Singapore – [Trailer] My Sweet Mobster
Avis express sur My sweet mobster
Trop d’humour?
My sweet mobster, ce sont des images de Um Tae-goo que l’on attendait pas. On se rappelle de lui en mec implacable dans Night in paradise, on le retrouve sur un poster roses avec des papillons dans les cheveux. La différence est prodigieuse et j’étais perplexe sur ces capacités en comédie romantique après l’avoir vu tuer autant de gens de façon parfaitement convaincante.
Les posters avaient l’air drôles et faisaient envie, par contre le trailer ne me disait rien de bon, j’avais peur que l’humour ne soit trop loin de moi, top « coréen » pour tout dire.
Perdu !
|JTBC
Drôle, attachant, romantique
My sweet mobster est une super comédie romantique, drôle, attachante, et Um Tae-goo est à croquer.
Alors certes, côté humour, il faut déjà une certaine acclimatation aux extrêmes coréens pour apprécier ou à minima pour passer outre. Mais sinon, tout le reste est bien.
Le Thirsty deer, on adore
Seo Ji-hwan (Um Tae-goo) est un pdg apprécié de ses salariés, et notamment de son groupe rapproché, à savoir les hommes qui habitent avec lui. Et ceux-là, on les adore tous ! Le drama vaudrait d’être vu rien que pour cette colocation inhabituelle et les liens tissés entre ces personnages.
Sur fond de 2e chance, les ex-taulards sont super choupinous.
Plus difficile à encaisser est le regard que porte la société sur des gens condamnés par la justice, qui ont payé leur peine, mais doivent faire profil bas à vie en raison de l’opprobre des autres citoyens à leur encontre.
|JTBC
De la romance
Go Eun-ha se donne beaucoup de mal en tant que youtubeuse, mais n’a pas forcément l’audience escomptée. Elle incarne l’innocence et la naïveté, la gentille souris besogneuse qui sera récompensée à la fin.
Sa rencontre inattendue avec le monde criminel crée une relation complexe et touchante.
Le second prétendant n’est pas trop proactif, il n’est pas vraiment dans la course.
Le couple secondaire est sympathique jusqu’à ce qu’ils concluent. Après ils sont moins touchants.
Des choupi-méchants
Du côté des bandits qui veulent faire tourner la mayonnaise, on a quelques moments sauce ketchup, mais ça reste peu angoissant à regarder, chaque situation potentiellement stressante connaît son happy end.
|JTBC
« My Sweet Mobster » est un drama coréen réussi qui mêle comédie, romance et action, tout en explorant des thèmes tels que la loyauté, l’amour et le choix de vie.
Acteurs
Uhm Tae-goo : Seo Ji-hwan Han Sun-hwa : Go Eun-ha Kwon Yul : Jang Hyeon-woo Kim Hyun-jin : Joo Il-young Yang Hyun-min : Kwak Jae-soo Lee Yoo-joon :Jung Man-ho Moon Dong-hyeok : Yang Hong-ki Park Jae-chan : Seo Dong-hee
|Allure – 2024
Réalisation : Kim Young-hwan, Kim Woo-hyun Scénario : Na-kyung
La N Seoul Tower, en français Tour Namsan, est une tour de télécommunications et d’observation située dans la capitale sud-coréenne. Érigée sur le mont Namsan, elle en a pris le nom.
Visible de loin, haute, lumineuse, elle se repère partout dans Séoul, entre phare et symbole.
Le sommet de la montagne Namsan est le centre géographique de Séoul.
|La N Tower, vue depuis le quartier Bukcheon hanok village et depuis l’esplanade à son pied
Symbolique et incontournable
La Namsan Tower est un incontournable des visites de la ville de Séoul. Que ce soit à pied ou véhiculé, qu’on y vienne pour son environnement calme et boisé, pour la vue ou simplement pour le plaisir de la randonnée, il n’y a aucune bonne raison de ne pas aller à la Namsan.
Devenue un symbole emblématique, on la retrouve sous tous les souvenirs et colifichets imaginables.
D’ingyeongsan à Namsan
A l’origine, le nom de la montagne était Ingyeongsan, censé attirer les événements de bon augure.
Le 1er roi de la dynastie Joseon Lee Seong-gye (1335-1408) a accordé le rang officiel de Grand Roi à l’esprit de la montagne Namsan.
Puis pendant l’ère Joseon, la montagne s’est naturellement faite appeler Namsan, ce qui signifie Le phénix rouge au sud de Hanyang (ancien nom de Séoul).
Le meilleur moyen pour se rendre à la Namsan Tower
Il y a de nombreuses façons d’y aller. Ses 236 mètres de haut sont posés sur une colline, ce qui la met à 479 mètres au dessus du niveau de la mer.
A partir du quartier Myeongdong, on peut prendre le téléphérique pour la rejoindre. C’est un des moyens préférés des touristes, aussi bien pour la vue que pour la rapidité.
Pour les flâneurs et les amoureux de nature, on peut s’y rendre à pied. La N Tower est entourée d’un parc, ce qui le rend très prisée des randonneurs.
|Les sentiers de randonnées autour de la N Tower
Ce sont ces deux méthodes qu’ont expérimenté les youtubeuses Lara et VeryFrenchTrip (Sixtine et Inès).
|Visit Seoul with Lara
VeryFrenchTrip – Ce Coréen réalise tes rêves – Namsan Tower – Korea vlog#10
Pour notre part nous avons pris le bus depuis l’université Dongguk.
Une esplanade pour contempler la ville de Séoul
Les alentours de l’édifice sont d’accès libre et gratuit, seule la montée dans la tour est payante.
Une grande esplanade donne accès au meilleur point de vue sur la ville.
Si aucune force au monde ne peut vous empêcher de dévaliser la boutique souvenirs au pied de la tour, sachez qu’il y en a une seconde à l’intérieur.
De l’intérieur
Pour monter, c’est ascenseur obligatoire.
Vous pourrez admirer la ville de plus haut, acheter le T-shirt et les pièces souvenir qui vous font envie. Vous pourrez aussi vous restaurer. Selon votre bourse, vous pourrez choisir entre le snack du rez-de-chaussée, l’Italien du 1er, le Coréen du 2ème ou le Français du 6e. (Pour info, en Corée, comme dans d’autres pays, le 1er étage correspond à notre rez-de-chaussée).
Si vous passez par Séoul, réservez absolument une demi-journée pour la Namsan!
Drama diffusé en Corée du Sud sur ENA et Genie TV du 12 août au 10 septembre 2024 Diffusé en France sur Viki depuis le 12 août 2024. Genre : Thriller, suspense, justice Inspirée de la série israélienne Kvodo (2017), créée par Ron Ninio. Épisodes: 10 Réalisateur: Yoo Jong-sun (Descendants of the sun, Pale moon, Red teacher) Créateur: Pyo Min-soo (Iris 2)
Ho-yeong (Kim Do-hoon, Moving), étudiant fragile et brillant, percute mortellement au volant de son véhicule la moto d’un jeune homme de son âge et prend la fuite. Son père, le très respecté juge Song Pan-ho (Son Hyun-joo, Good detective), fidèle à sa ligne de conduite, demande à son fils de se livrer à la police. Quand il découvre que la victime est le fils cadet du patron du crime organisé, devenu l’influent président du groupe Woo One, Song Pan-ho fait marche arrière et décide de tout faire pour protéger son fils. De son côté, apprenant la mort de son fils, Kim Kang-heon (Kim Myun-min, Detective K), emprisonné pour agression et détournement de fonds, négocie sa libération anticipée, déterminé à retrouver le meurtrier de son fils.
스튜디오지니 – [메인 예고 60s] 숨기는 자, 쫓는 자, 그리고 파헤치는 자 | 유어 아너
Un thriller kafkaïen
Après le très réussi Pale moon, le réalisateur Yoo Jong-sun signe aux côtés de Pyo Min Soo une adaptation palpitante et violente de la série israélienne Kovdo, plus connue chez nous dans sa version américaine (Your honor, 2020, 2 saisons) et même française (Un homme d’honneur, 2021).
Your honor est un drame kafkaïen, comme le rappelle l’audio littéraire qui accompagne chaque réveil matinal du juge. Il place ses deux protagonistes principaux, pourtant expérimentés, dans des situations qui les déroutent, les dépassent, dans un monde où la devise « Liberté, égalité, justice » n’est plus qu’une inscription sans valeur à l’extérieur du tribunal.
Your Honor est une confrontation entre deux pères rongés par une affection destructrice. C’est un duel qui ne se fera pas sans dommages collatéraux avec son lot de règlements de compte dans une société corrompue où politique, justice et gangs s’accoquinent pour le pire, creusant la tombe des plus honnêtes ou des moins chanceux et transformant en monstres les survivants.
Les points forts de ce drame se trouvent dans sa réalisation, son rythme et un casting qui tient toutes ses promesses.
Une réalisation digne du 7ème art
Your Honor ne subit aucun temps mort au cours de ses 10 épisodes. À côté des scènes dignes du grand écran (comme la scène d’introduction, la reconstitution de l’accident dans le subconscient de Kim Kang-heon ou encore la rencontre en bord de mer entre le président de Woo one et Jo Mi-yeon , cheffe charismatique du clan Bu Du), chaque plan est bourré de détails et de symboliques. C’est le cas par exemple de la scène où le juge démonte les pièces endommagées de son véhicule (une Honor !), pour faire disparaître les preuves de la culpabilité de son fils. Un clin d’œil presque ironique à ce qui attend l’homme de loi.
Par ailleurs, les textes choisis qui accompagnent la longue descente aux enfers du juge de « La métamorphose » de Franz Kafka aux « Crimes et châtiments » de Fiodor Dostoïevski donne une profondeur et une gravité au récit qui permet au spectateur de prendre du recul sur l’action pour mieux interroger sa conscience.
Un casting qui tient toutes ses promesses
Le paradoxe du bon et du truand
Au centre du jeu, bien sûr on retrouve Song Pan-ho et Kim Kang-heon. D’un côté, un juge bon, à l’apogée de sa carrière qui va se transformer en monstre et pactiser avec son ennemi pour protéger son fils. De l’autre, Kim Kang-heon, dans son costume de criminel en col blanc, impeccablement cintré, d’une froideur sans égal, en recherche de vérité. C’est aussi un père aimant, qui a du mal à dialoguer avec ses enfants. En cela, le juge et le criminel se ressemblent.
Mais on ne va pas se le cacher, le comportement du juge qui perd petit à petit toute rationalité et tous repères moraux finit par rebuter alors que l’attitude du président de Woo one fait naître un sentiment plus nuancé à mesure que le drame s’installe et que son arrogance s’efface. Ce sentiment va s’accentuer quand Song Pan-ho s’entête dans sa folie en apprenant que son fils, Ho-yeong, a prémédité le meurtre de l’héritier de Woo One pour venger sa mère et que Kim Kang-heon découvre que son fils aîné est à l’origine de la mort de la mère de Ho-yeong.
Au final, ce sont deux pères blessés mais dont le chemin de croix diffère. Song Pan-ho va non seulement perdre son honneur, mais prononcer un dernier verdict qui va aboutir au sacrifice ultime de son fils dont il aura le sang sur les mains. À l’inverse, le masque de Kim Kang-heon se fissure et il se pourrait même qu’il soit impressionné voire bouleversé par la détermination du jeune Ho-yeong venu en découdre au sein même de son foyer pour l’honneur de sa mère.
Ces méchants que l’on aime haïr
Ho Nam-joon (Sweet Home 3) est transcendé dans son interprétation de Kim Sang-hyeok, le charismatique fils aîné de Kim Kang-heon, en perpétuel manque de reconnaissance. À la mort de son demi-frère, pour essayer en vain d’attirer l’attention de son père, il se retrouve à l’origine de plusieurs assassinats de personnes qu’il croit à tort liées au drame. Beau gosse extravagant dont le côté impulsif n’a d’égal que le sens acerbe de la formule, il pourrait au nombre de tics faire pâlir n’importe quels mafieux des plus belles heures du cinéma hongkongais.
L’autre coup de cœur est pour Baek Joo-hee qui incarne Jo Mi-yeon, cheffe du clan Bu Du. Jo est à la tête d’une filière d’immigrés clandestins et se retrouve malgré elle impliquée dans l’affaire qui oppose le juge et le chef de la pègre. Avec sa crinière aux reflets rouge, son teint blafard, celle qui se distingue par son brin de folie et d’excentricité, aux faux airs de Joker, va essayer de profiter de la situation pour accroître son influence. Mais l’échec ne pardonne pas dans le Milieu ! Une mort qui fait honneur à son style de vie si particulier !
Des femmes de caractère
Si Your Honor semble aux premiers abords avoir un casting principalement masculin, c’est sans compter les deux femmes fortes de cette intrigue : la détective Jang Chae-rim et la procureure Kang Seo-yeong (Jung Eun-chae, The King: Eternal Monarch, The Guest), qui partagent le même désir intangible de justice.
Ce sera une obstination fatale pour l’une, une déconvenue pour la seconde pour qui la justice, à l’avenir, ne se rendra plus dans l’enceinte du tribunal mais ailleurs, dans les arcanes corrompus du vrai pouvoir.
On n’oubliera pas également Ma Ji-yeong, l’épouse de Kim Kang-heon, mère éplorée, parfois sidérée par l’inertie de son époux et qui par son geste final met un terme à cette descente aux enfers.
|Instagram yoosj27 et GV ENA
Roméo et Juliette au pays du matin calme
Avec deux familles inconsolables et irréconciliables, un premier amour entre un jeune homme guidé par la vengeance (Ho-yeong) et une jeune fille (Eun, fille de Kim Kang-heon) qui à elle seule représente ce qu’il reste d’innocence dans cette société, le drame ne pouvait connaître qu’une fin shakespearienne.
Ho-yeong est déjà mort quand il prémédite l’accident mortel. Il sait qu’il ne pardonnera jamais à son père d’être partie prenante d’une justice dévoyée et qu’il ne renoncera jamais à sa vengeance. Ce qui prolonge son agonie sur Terre est sa rencontre avec Eun, « la fille la plus gentille qu’il ait rencontré dans sa vie » et qui finira par le suivre dans un monde plus paisible.
Les deux pères, qui ont tout perdu, se rapprocheront peut-être sur le chemin de la repentance. Mais il est bien connu que la violence engendre la violence et ses graines germent déjà dans le cœur de la procureure Kang So-yeon qui souhaite sa revanche sur Kim Sang-hyeok. Une porte ouverte sur une saison 2 ?
La valeur d’une vie, le prix des crimes
Dans Your Honor, il est souvent question de la valeur d’une vie par rapport à une autre.
Mais cette valeur ne dépend que du regard porté par la personne qui l’estime et qui est parfois prête à tout pour supporter le prix de ses crimes jusqu’au châtiment suprême. Et vous qu’auriez-vous fait à leur place ?
« Les gens gentils sont les plus blessés », député Jung Yi-hwa
Casting
SON Hyun-joo : le juge SONG Pan-ho KIM Myun-min : KIM Kang-heon, président de Woo one KIM Do-hoon : SONG Ho-yeong, fils du juge HO Nam-joon : KIM Sang-hyeok, fils de KIM Kang-heon JUNG Eun-chae : la procureure KANG So-yeong JUNG Ae-youn : la femme de KIM Kang-heon PARK Ji-yun : le détective JANG Chae-rim PARK Se-hyun : KIM Eun, fille du président KIM et petite amie d’Ho-yeong CHOI Moo-sung : le député JUNG Yi-hwa BAEK Joo-hee : JO Mi-yeon, cheffe du clan Bu Du
Une nana qui se fait arnaquer sur le net en achetant un lave linge d’occasion se prend le bec avec le vendeur et le regrette amèrement quand il se met à lui pourrir la vie via le web.
|BIFFF – Trailer
Avis express sur Dark market
Le film est porté de bout en bout par Shin Hye-sun, qui passe de jeune femme sûre d’elle à fille fragilisée. On sent bien sa détresse et ses angoisses qui montent crescendo.
Il paraît que c’est basé sur une histoire vraie ? Je n’ai pas trouvé jusqu’à quel point. Pour le côté éducatif « Attention aux traces que tu laisses sur le net, tu peux te faire stalker » (Il y a des Alice partout, private joke), c’est plutôt raté car le coupable est gravement extrême, il relève de la psychiatrie. Pour le côté thriller, ce film est très réussi. On rentre bien dedans, et plus l’histoire avance plus la tension monte.
|MegaboxPlusM
Il y a quelques personnages secondaires, et ils sont intéressants.
Im Chul-soo en chef chelou. On se rappelle de lui dans en robe d’époque dans Alchemy of souls, ou complètement barré en petite frappe de gang dans My sweet mobster. Chez les policiers le détective Joo Cheol-ho qui ne lâche rien (joué par Kim Sung-kyun, en ce moment en haut de l’affiche avec Officier Black belt et précédemment dans The fiery priest) et Kang Tae-oh (Run On, The tale of Nokdu, Extraordinary Attorney Woo) en gentil flic.
Le psycho est moins intéressant, tout comme la bonne copine.
Si l’intention est de mettre en garde contre les dangers du net et le cyberharcèlement, le psychopathe est trop extrême pour représenter les dangers courants. Si on veut regarder un bon thriller, c’est réussi. De plus en plus oppressant et sanglant avec l’avancée du film, plutôt efficace.
|MegaboxPlusM
Conclusion
Dans le film « 타겟 », une jeune femme, arnaquée en ligne lors de l’achat d’un lave-linge d’occasion, se retrouve plongée dans un cauchemar numérique. Réalisé par Park Hee-kon, ce thriller captivant met en lumière les dangers du cyberharcèlement, tout en suivant la transformation de l’héroïne, interprétée par Shin Hye-sun. Avec une tension croissante et des personnages secondaires intrigants, le film promet une expérience oppressante et sanglante. Découvrez comment une simple transaction peut tourner au drame et les leçons à tirer sur la sécurité en ligne. Une exploration palpitante des dangers du net !
Acteurs
l’acheteuse Jang Soo-hyun : SHIN Hye-sun le directeur Kim: IM Chul-soo le détective Joo Cheol-ho : KIM Sung-kyun le jeune policier Na Seung-hyun : KANG Tae-oh la bonne copine Oh Dal-ja : LEE Joo-young
Réalisation : PARK Hee-kon Scénario : KIM Dong-hoo, PARK Hee-kon
Dans un monde où des incursions de démons causent de gros dégâts, des gens sont devenus chasseurs de montres. Un jeune homme chétif se retrouve devient soudain un chasseur très puissant, grâce à des quêtes de jeu vidéo.
|Delcourt Soleil Asie
Avis express sur Solo leveling
Je me suis découverte grande fan de Solo leveling.
Sur la papier, l’histoire n’a rien pour me faire kiffer. Et pourtant! C’est une série que j’ai attaquée par hasard, parce qu’elle était sur les étagères de notre bibliothèque. Et je me voilà à lire les 10 premiers volumes d’une traite! Au début je me suis laissée prendre au piège du premier tome, happée par l’histoire, et je n’ai plus pu m’arrêter.
Le héros est un pauvre gars tout faible et maigrichon qui veut juste gagner sa croûte. Mais il est débrouillard, et côté cervelle ça tourne à plein régime. Ce qui est bien dans Solo leveling, c’est que tout est surprenant. Sur le principe du jeu dont on ne connaît pas les règles, on découvre l’univers en même temps que le héros Jinwoo, avec un scénario très inventif.
Le garçon remplit des quêtes, explore des donjons, gagne des niveaux, des compétences, des objets. Je me suis revue en train de jouer à Diablo, monter mon arbre des compétences, frémir devant les créatures lanceuses de foudre, tester des builds, explorer et nettoyer des zones, droper des gemmes, compléter un set…
Du coup ma seule interrogation était de savoir comment cette série peut être perçue par quelqu’un qui n’a jamais joué à ce type de jeu. Peut-il tout comprendre et s’immerger dans les combats? Une collègue de boulot me dit en rigolant que oui. Elle aussi est à fond dessus, et n’a jamais joué au moindre jeu vidéo.
Solo leveling, ce ne sont pas que des quêtes qui s’enchaînent, il y a une histoire autour. Un fil rouge avec l’entité mystérieuse qui semble mener le jeu, des personnages secondaires intéressants qui créent aussi de l’histoire, comme le père de Jinwoo, Cha Hae-in, le fils à papa maître de guilde…
Le graphisme aussi est très réussi.
Bref, j’adore et j’ai hâte de lire la suite. Il ne me reste plus qu’à trouver la cachette secrète dans laquelle mon mari a plaqué le tome 11, parce que les tomes 12, 13 et 14 m’attendent de pied ferme!